Offre d’Emploi : Thèse – Interactions eau-roches : étude expérimentale des interphases

Intitulé du poste Thèse - Interactions eau-roches : étude expérimentale des interphases
Date 06/02/2019
Affectation ISTO
Type de contrat Bourse de thèse
Durée du contrat 3 ans
Date de début 2019-10-01
Diplômes et expériences requis Master
Rémunération 1450€ nets/mois
Contacts et renseignements Lionel Mercury (lionel.mercury@univ-orleans.fr)
Descriptif du poste

Les interactions fluides-roches dans les hydrosystèmes naturels sont classiquement interprétées en utilisant les propriétés volumiques des phases en interaction. La modélisation utilise ces données pour établir des diagnostics environnementaux, ou proposer des prédictions de comportement pour des contextes aussi sensibles que la sûreté du stockage de déchets nucléaires, la rentabilité du stockage géologique du CO2 dans la lutte contre le réchauffement climatique, ou encore le devenir des aquifères profonds soumis à des réinjections de déchets industriels chimio-toxiques.

Le projet a pour but de scruter expérimentalement le rôle macroscopique des interfaces, dénommés ici domaines interfaciaux ou interphases, sur l’interaction eau-roche. A cet effet, des cartes spectroscopiques (Raman, Infrarouge) seront acquises le long de frontières de phases bien définies, dans des conditions de température et de pression étroitement contrôlées mais variables. Egalement, des transitions de phase seront provoquées dans des conditions PTX (pression, température, composition) et de flux contrôlées pour permettre une interprétation quantitative, intégrant les théories classiques de nucléation. Cet effort doit affiner ou compléter les expressions thermo-cinétiques, sur le rapport surface/volume des pores/canaux, les tensions de surface, les irrégularités de surface ou de forme porale, les états de surface électrocinétiques ou d’affinité (hydrophobe/hydrophile), les mécanismes/étapes de nucléation-croissance.

La thèse sera encadrée principalement entre l’Institut des Sciences de la Terre d’Orléans (Université d’Orléans), et le CEMHTI (laboratoire de physico-chimie des matériaux, Orléans), et évoluera dans le cadre de l’Equipex Planex (5M€ pour le développement de spectroscopies in situ des fluides géologiques) et du labex Voltaire (1 M€/an pour l’étude des propriétés et comportements des fluides de la croûte jusqu’à l’atmosphère). Les nano-fabrications nécessaires au travail seront réalisés au laboratoire GREMI (laboratoire de procédés plasma et laser, Orléans).

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Clôture des candidatures 16/04/2019
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