CoPhy

Coupe Forestière et Hydrologie d’une Tourbière

Date de début : 2014

Date de fin : 2019

№ de contrat

Durée du projet

60 mois

Financement

Programme Investissement Avenir

Montant

102 k€

Coordinateur ISTO : Stéphane Binet

Partenaires : Ecolab Toulouse

Résumé

L’accumulation de carbone par les tourbières est le résultat d’un équilibre subtil entre les différents flux de carbone, régit par les conditions environnementales. Cet équilibre peut être modifié par les actions de l’homme sur son environnement. Dans les Pyrénées, les tourbières sont particulièrement vulnérables. D’une part, elles sont morcelées (la plupart font moins de 5ha), et d’autre part, bien que majoritairement situées en altitude (1200-1600m d’altitude), elles font face à des pressions anthropiques variées. Outre l’exploitation directe de la tourbe comme source d’énergie, les activités humaines en amont des tourbières les impactent directement, en modifiant les flux d’eau et de nutriments. Notamment, l’entretien et l’exploitation forestière, le pâturage ou l’écobuage sont des situations couramment adjacentes aux tourbières dans les Pyrénées.

Le fonctionnement des tourbières des Pyrénées, leur rôle dans le cycle du carbone régional passé présent et futur est inconnu. L’acquisition de connaissances fondamentales sur leur fonctionnement est primordial pour les Pyrénées et au-delà. En effet, les tourbières ne sont pas incluses dans les modèles à grande échelle, du fait de leur faible emprise de surface et de leur spécificité (teneur en MO très importante, conductivité hydraulique spécifique). Pourtant, leur rôle fonctionnel est reconnu.  Il apparait pourtant essentiel d’intégrer ces systèmes dans les représentations des cycles du carbone local et global.

Dans ce contexte, l’objectif du projet est de proposer une formalisation du contrôle climatique et hydrologique sur les flux de COD en aval des tourbières afin de pouvoir :

  1. évaluer l’impact de la pression anthropique (direct : coupe forestière, écobuage, exploitation… et climatique) sur ces flux afin d’intégrer la notion de pratiques agricoles dans les modélisations hydrologiques.
  2. prendre en compte ces écosystèmes dans les études menées à l’échelle des bassins versants
  3. évaluer l’impact du changement d’échelle sur ces contrôles