MOSAIC

Quantification et MOdéliSation des flux sédimentAIres aCtuels et passés à l’échelle de petits bassins versants

Date de début : 13/10/2017

Date de fin : 13/02/2021

№ de contrat

2017-119978

Durée du projet

24 mois

Financement

Région Centre

Montant

61,7 k€

Coordinatrice ISTO : Anaëlle Simonneau

Partenaires : BRGM

Actualités

Avril 2018 : 2e campagne de prélèvement des sédiments fond de fond réalisées avec succès, Carottages étang de la Beulie réussis et profils pédologiques échantillonnés !

le projet en images

légendes :

prélèvements sédiments de fond (Ledieu Lauriane, janvier 2018)
installation station monitoring (Simonneau Anaëlle, janvier 2018)
carottages Etang de la Beulie (Foucher Anthony/Simonneau Anaëlle, avril 2018)
prélèvements sédiments de fond & géochimie des eaux (Lydie Le Forestier/Anaëlle Simonneau, avril 2018)
sondages pédologiques (Christian Di Giovanni/Anaëlle Simonneau, avril 2018)

Résumé

Des activités humaines variées, des plus ancestrales (culture), aux plus récentes (industries, services à la personne, transports…), se traduisent par l’émission dans l’environnement de traceurs plus ou moins spécifiques. Comprendre comment ces traceurs sont dispersés dans les milieux naturels nécessite de s’intéresser à un phénomène ubiquiste : le « transfert sédimentaire », plus communément connu sous le terme d’érosion. Dans le cadre du projet MOSAIC (Quantification et MOdéliSation des flux sédimentAIres aCtuels et passés à l’échelle de petits bassins versants), nous souhaitons développer une démarche intégrative en étudiant un bassin versant situé dans l’agglomération d’Orléans, caractérisé par un gradient d’anthropisation unique, afin de reconstituer les modalités du transport sédimentaire (variabilités spatio-temporelles des flux) tout en discriminant les traceurs spécifiques des activités humaines en présence (hôpital, routes, industries, cultures…).

Le projet MOSAIC a pour ambition non seulement de servir de support aux gestionnaires locaux en réalisant un diagnostic des polluants émergeants actuellement en transit dans un petit bassin versant soumis à un gradient anthropisation croissant ; mais également de permettre à la communauté scientifique d’appréhender le concept de transfert sédimentaire en réalisant une approche interdisciplinaire couplant hydrologie, géochimique et sédimentologie. Ainsi, le projet permettra (1) d’apporter des éléments de diagnostics indispensables aux opérationnels locaux et régionaux devant répondre aux normes environnementales fixées par la Directive Cadre européenne sur l’Eau, tout en autorisant (2) le développement d’un modèle numérique d’érosion, utilisable en contextes anthropisé et naturel. En effet, le couplage hydrologie/géochimie/sédimentologie constitue actuellement un verrou scientifique majeur pour ceux qui s’intéressent aux modalités de transport sédimentaire à l’échelle des bassins versants (variabilité spatio-temporelle des flux) tant sur des aspects de quantité de matériaux exportés aux exutoires (perte irréversible de sol par érosion), que sur leur qualité (le sol comme vecteur potentiel de polluants émergeants).

Bassin versant de l'Egoutier (Ledieu, 2018)