Histoire du laboratoire

L’institut des Sciences de la Terre d’Orléans est une unité mixte de recherche (UMR), avec trois tutelles à ce jour : l’université d’Orléans (UO), le CNRS et le BRGM. L’ISTO est rattaché à l’Observatoire des Sciences de l’Univers en région Centre (OSUC), structure fédérative regroupant 3 unités de recherches.

L’ISTO est né en janvier 2000 du regroupement d’une unité propre du campus CNRS (UPR 4201, Centre de Recherche sur la Synthèse et la Chimie des Minéraux), centrée sur la pétrologie expérimentales, et deux UMR localisées sur le campus Universitaire travaillant, l’une sur la géodynamique (UMR 6530, Géotectonique, Géophysique et Métallogénie), l’autre sur la matière organique (UMR 6531, Sédimentation et Diagenèse de la Matière Organique). Laboratoire mixte entre l’UO et le CNRS (UMR 6113), trans-disciplinaire, l’ISTO associe depuis l’origine des objets et approches de Terre Interne et Terre Externe.

Lors du quadriennal 2008-2011, une équipe tourangelle de géologie de surface (GéHAC, aujourd’hui GéHCO) a rejoint la structure, qui combinait alors les tutelles de deux Universités et du CNRS. En 2008, le département du Loiret et la région Centre ont achevé la construction d’un bâtiment universitaire (2225 m²) jouxtant le bâtiment historique CNRS (1808 m²). Cette opération immobilière a permis la réunion, très structurante, des personnels orléanais et des étudiants géologues, sur le même site. L’unité de lieu est un levier discret mais puissant du continuum formation-recherche, à la base de l’enseignement universitaire.

Au contrat suivant (2012-2017), les efforts ont porté sur cette logique de proximité, avec le départ de l’équipe de Tours et l’arrivée du BRGM en tutelle secondaire (UMR 7327). L’année 2012 a vu également la création de l’Observatoire des Sciences de l’Univers en région Centre (OSUC), associant l’ISTO avec le LPC2E (UMR 7328, UO-CNRS) et la Station Radioastronomique de Nançay (UMS Observatoire de Paris-CNRS-UO). L’OSUC a rang de composante de plein exercice de l’UO, et a donc la responsabilité des enseignements (Licence-Master) de Sciences de la Terre, où enseignent la grande majorité des enseignants-chercheurs et chercheurs de l’ISTO.

D’excellentes synergies se sont nouées au cours de ces années, qui ont permis à l’ISTO de piloter deux projets majeurs aux Investissements d’Avenir : le LabEx VOLTAIRE (2011-2019), portant sur le transfert et la réactivité des fluides et volatils depuis la croûte profonde jusqu’à l’atmosphère, et l’EquipEx PLANEX (2012-2019), plate-forme de spectroscopie in situ en pression et température. L’institut a également participé au montage à succès du projet d’IEED, devenu depuis un GIS, GEODENERGIES (2015-2020), piloté par le BRGM, sur l’utilisation du sous-sol pour la transition énergétique, et de l’IDEFI EDIFICE (2012-2019), piloté par l’UO, pour financer des approches pédagogiques innovantes sur le continuum lycée-université. L’ISTO a également activement participé au montage du programme PIVOTS, piloté par le BRGM, qui a été financé par la Région Centre dans le cadre de son Ambition Recherche Développement 2020. Ce projet (2015-2021) est dévolu au monitoring environnemental et l’ISTO y arme deux plates-formes particulières, l’une qui traite de la zone non saturée profonde et l’autre sur l’interface sol-atmosphère.

Aujourd’hui, la stratégie scientifique commune entre les trois tutelles de l’Institut ne cesse de se renforcer et conduit l’ISTO vers un nouveau contrat d’objectifs dans la même configuration. L’effectif est en moyenne de cent vingt agents dont onze chercheurs CNRS, un physicien-adjoint du CNAP, vingt-neuf enseignants-chercheurs de l’Université d’Orléans, six ingénieurs chercheurs du BRGM, dix-neuf ingénieurs, techniciens et personnels administratifs titulaires du CNRS et de l’UO, ainsi qu’une quarantaine de doctorants, une dizaine de post-doctorants et deux à quatre ingénieurs non-permanents.